12.06.2011

Mon Papa

Un texte de juin 2008, il m'en a fallu du temps pour l'écrire

Mon papa,

Pourquoi t’es-tu endormi 

A l’aube de ma vie.

Orpheline est un nom

Qui a garni mon landau.

Six mois, c’est peu !

Mes yeux te découvraient,

Ma bouche gourmande

Ne savait que téter,

Pas encore embrasser.

(Que dire de mon pauvre frère

qui est naît six mois plus tard,

nous n'en parlons jamais.)


Te chercher si longtemps !

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Cet autre père,

Le mari de ma mère,

N’a jamais pu,

N’a jamais su

être toi.

Je ne t’ai pas reconnu

A travers mes révoltes.

J’ai nié si souvent ta semence,

Naître du néant

Fut ma terrible défense.


Les années ont filé,

Ma vie s’est installée.

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rosier de Provence, Chapeau de Napoléon 

Mais aujourd’hui,

Après tout ce temps,

enfin je te rencontre.


Chaque part de toi,

Transmise à mes enfants,

Tes petits enfants.

Et dans ce puzzle

Tout reconstruire,

La voix d’un fils,

Les yeux d’une fille,

Une oreille juste un peu plus petite

Le caractère trempé

D’une petite fille,

Un sourcil plus arqué,

Une mimique rieuse,

Un épi dans les cheveux,

La fibre artiste livrée

De génération en génération.


Tu as toujours été là,

Au plus profond de moi,

 Mais, aujourd’hui, enfin,

Le puzzle est devenu vivant.

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Bonne fête Papa !


Belle journé à vous!

07:48 Publié dans CONTES, TEXTES, LEGENDES, Fête des Pères, FÊTES, Mon Papa | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  Imprimer | |

28.01.2011

La légende du lis

Fils de ZEUS et de la mortelle ALcmène, Héraclès obtint de son divin père l'autorisation de téter le sein d'Héra, endormie, pour pouvoir accèder à l'immortalité.

Mais le lait d'Héra était si abondant et l'enfant si vigoureux que le breuvage, sucé avec force, retomba sur la Terre.

Dans sa chute, il forma la Voie Lactée.

Une goutte donna naissance à la blanche fleur de lis.

A la vue de cette éclatante blancheur, Aphrodite née de la blanche écume de mer, ressentit une intense jalousie.

Par dépit, elle fit pousser au milieu de la candide fleur un énorme pistil qui rappelle la Verge de l'âne

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15.01.2011

Légende du crocus de prairie

Légende manitobaines du crocus de prairie
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Wappee était le fils du chef de la tribu des Pieds Noirs. Estimé de tous, il vivait paisiblement entouré des siens. N’ayant peur de rien, à l’abri des intempéries et des bêtes féroces dans le grand tipi, il grandissait en sagesse tout en suivant attentivement les enseignements de son père.

Quand Wappee eut douze ans, son père le fit venir.

« Mon fils, le temps est venu pour toi de devenir un homme. Un jour, si les Esprits le veulent, tu seras le chef. Pour cela, tu dois te montrer à la hauteur de ton peuple. Tu dois partir dans les collines. Tu reviendras dans cinq nuits. Alors, peut-être seras-tu devenu un homme libre, capable de conduire les tiens.»

Wappee quitta la tribu le soir même et se dirigea vers les montagnes. Il s’installa sur le sommet de la plus haute colline. Seul avec les étoiles, il se sentit libre, prêt à affronter tous les obstacles.

Au matin, Wappee se leva, le cœur léger. C’était une belle journée de printemps. La neige fondait lentement sous le chaud soleil.

Wappee s’assit et médita sur son avenir. Il devait attendre qu’un Esprit bienveillant lui montre, par le biais du rêve, le chemin qui le mènerait de l’enfance vers l’âge adulte. Mais le jour progressait et Wappee ne voyait toujours rien.

Aucune vision, ni âme qui vive, ne venait troubler le silence qui l’entourait. Très vite, la solitude et la peur s’emparèrent de lui.

Le soir venu, il s’allongea à nouveau dans l’espoir d’avoir une vision. Mais rien ne vint.
Le lendemain se passa en tous points comme la veille. La journée chaude étala les couleurs de l’aube jusqu’au crépuscule pour se fondre ensuite dans la pénombre de la nuit. Wappee ne bougea pas.

Il ne lui restait maintenant que trois nuits avant de retourner chez son père pour lui annoncer qu’il n’était pas devenu un homme, mais qu’il était un lâche.

Le Grand Esprit ne lui avait pas permis de faire le rêve. Plus le temps passait, plus Wappee ressentait la douleur de l’échec.

Le matin suivant, alors qu’il observait les couleurs du soleil levant, il aperçut une petite fleur aussi blanche que la neige, qui reposait à ses côtés.

La fleur ouvrait grand ses pétales pour y laisser entrer le soleil. Elle se balança lentement dans sa direction jusqu’à ce que son esprit troublé fut calmé par la vue des montagnes bleues et de l’herbe verte des prés.

Assis non loin de la fleur, Wappee observa les corbeaux et écouta le bruit du vent. Le jour baissait. La montagne devint rose, puis magenta. Bientôt le soleil disparut, laissant place à l’obscurité.

Mais cette fois, Wappee ne se sentait plus seul. Il avait maintenant une amie :

« Petite sœur, dit-il, toi si fragile, que fais-tu dans cet endroit froid et venteux? Je vais me coucher près de toi pour te réchauffer. Mais je ne veux pas t’écraser. »

Et pendant qu’une partie de son esprit se reposait l’autre partie veillait sur la petite fleur blanche.

Lorsque la nuit se prépara à rencontrer le jour, la fleur parla :

« Écoute, Wappee. Hier, tu étais triste car tu ne connaissais pas la peur. Celui qui ne connaît pas la peur est fragile. L’homme sage apprend à vivre avec elle. »

Le jeune indien, surpris, s’approcha de la fleur pour mieux l’entendre. Mais la fleur se tût, en se balançant au gré du vent.

Toute la journée, Wappee ne cessait de penser à ce que la fleur lui avait dit.

La nuit suivante, il protégea encore la petite fleur avec son manteau de fourrure. Puis, à l’aube, la fleur parla :

«Tu as bon cœur, Wappee. Tu iras loin.»
Puis, elle se tût jusqu’à la nuit suivante. Au lever du jour, elle dit encore :

«La sagesse et un coeur bon sont les qualités d’un grand chef. Si tu as des difficultés, reviens vers les collines, elles t’apporteront la paix et la chaleur.»

Puis Wappee s’endormit paisiblement. Son sommeil fut peuplé de visions : devenu chef de sa tribu, il la vit heureuse et prospère.

Il était maintenant temps pour Wappee de retourner vers les siens. Cependant, avant de partir, il dit à la fleur :

« Petite sœur, pendant trois nuits, tu m’as consolé de ma solitude, tu m’as aidé à avoir des visions. Demande-moi ce que tu veux et j’irai voir le Grand Esprit pour qu’il exauce tes vœux.»

La petite fleur répondit :

«Wappee, demande au Grand Esprit de m’habiller de bleu et de violet, comme les montagnes, afin que les hommes puissent me voir et me tenir en compagnie, un petit soleil doré que je garderai tout au fond de mon cœur pour me consoler les jours de pluie, un manteau chaud pour que je puisse faire face au vent froid qui souffle et à la neige qui fond. Ainsi, j’apporterai confort et espérance à tous les hommes.»

Le Grand Esprit, qui avait entendu cette conversation fut sincèrement touché par la bonté de Wappee envers la fleur aussi, répondit-il aux souhaits de ce dernier.

La petite fleur blanche devint alors bleue et violette avec au centre un cœur chaud et doré, enveloppé d’un manteau de verdure. Cette petite fleur s’appelle le crocus des prairies.

Les hommes admirent sa force et sa fragilité, ses couleurs et sa chaleur. Elle est aujourd’hui l’emblème floral du Manitoba
 
Belle journée à vous !

13.01.2011

légende du chèvrefeuille

Marie de France


 http://fontenele.free.fr/marie/marie-de-france_chevrefeuille.htm


 J'ai bien envie de vous raconter
la véritable histoire
du lai qu'on appelle Le chèvrefeuille
et de vous dire comment il fut composé et quelle fut son origine.
 On m'a souvent relaté
l'histoire de Tristan et de la reine,
et je l'ai aussi trouvée dans un livre,
l'histoire de leur amour si parfait,
qui leur valut tant de souffrances
 puis les fit mourir le même jour.

Le roi Marc, furieux
contre son neveu Tristan,
l'avait chassé de sa cour
à cause de son amour pour la reine.
 Tristan a regagné son pays natal,
le sud du pays de Galles,
pour y demeurer une année entière
sans pouvoir revenir.
Il s'est pourtant ensuite exposé sans hésiter
 au tourment et à la mort.
N'en soyez pas surpris:
l'amant loyal
est triste et affligé
loin de l'objet de son désir.
 Tristan, désespéré,
a donc quitté son pays
pour aller tout droit en Cornouaille,
là où vit la reine.
Il se réfugie, seul, dans la forêt,
 pour ne pas être vu.
Il en sort le soir
pour chercher un abri
et se fait héberger pour la nuit
chez des paysans, de pauvres gens.
Il leur demande
des nouvelles du roi
et ils répondent
que les barons, dit-on,
sont convoqués à Tintagel.
 Ils y seront tous pour le Pentecôte
car le roi veut y célébrer une fête:
il y aura de grandes réjouissances
et la reine accompagnera le roi.

Cette nouvelle remplit Tristan de joie:
 elle ne pourra pas se rendre à Tintagel
sans qu'il la voie passer!
Le jour du départ du roi,
il revient dans la forêt,
sur le chemin que le cortège
 doit emprunter, il le sait.
Il coupe par le milieu une baguette de noisetier
qu'il taille pour l'équarrir.
Sur le bâton ainsi préparé,
il grave son nom avec son couteau.
 La reine est très attentive à ce genre de signal:
si elle apperçoit le bâton,
elle y reconnaître bien
aussitôt un message de son ami.
Elle l'a déjà reconnu,
 un jour, de cette manière.
Ce que disait le message
écrit par Tristan,
c'était qu'il attendait
depuis longtemps dans la forêt
 à épier et à guetter
le moyen de la voir
car il ne pouvait pas vivre sans elle.
Ils étaient tous deux
comme le chèvrefeuille
 qui s'enroule autour du noisetier:
quand il s'y est enlacé
et qu'il entoure la tige,
ils peuvent ainsi continuer à vivre longtemps.
Mais si l'on veut ensuite les séparer,
 le noisetier a tôt fait de mourir,
tout comme le chèvrefeuille.
<<Belle amie, ainsi en va-t-il de nous:
ni vous sans moi, ni moi sans vous!>>

La reine s'avance à cheval,
 regardant devant elle.
Elle aperçoit le bâton
et en reconnaît toutes les lettres.
Elle donne l'ordre de s'arrêter
aux chevaliers de son escorte,
qui font route avec elle:
elle veut descendre de cheval et se reposer.
On lui obéit
et elle s'éloigne de sa suite,
appelant près d'elle
Brangien, sa loyale suivante.
S'écartant un peu du chemin,
elle découvre dans la forêt
l'être qu'elle aime le plus au monde.
Ils ont enfin la joie de se retrouver!
 Il peut lui parler à son aise
et elle, lui dire tout ce qu'elle veut.
Puis elle lui explique
comment se réconcilier avec le roi:
elle a bien souffert
 de le voir ainsi congédié,
mais c'est qu'on l'avait accusé auprès du roi.
Puis il lui faut partir, laisser son ami:
au moment de se séparer,
ils se mettent à pleurer.

 Tristan regagne le pays de Galles
en attendant d'être rappelé par son oncle.
Pour la joie qu'il avait eue
de retouver son amie,
et pour préserver le souvenir du message
[qu'il avait écrit
 et des paroles échangées,
Tristan, qui était bon joueur de harpe,
composa, à la demande de la reine,
un nouveau lai.
D'un seul mot je vous le nommerai:
 les Anglais l'appellent Goatleaf
et les Français Chèvrefeuille.
Vous venez d'entendre la véritable histoire
du lai que je vous ai raconté.

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10:07 Publié dans Légende du chèvrefeuille, LEGENDES, Lettre C | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  Imprimer | |

05.03.2010

5 mars, Légende de la rose de Noël, helleborus ,

J'ai trouvé sur le net la légende de l'hellébore

La nuit de la naissance du Christ, Madelon, une petite bergère qui gardait ses moutons, vit les rois mages et divers bergers, chargés de cadeaux, traverser le champ couvert de neige où elle se trouvait. Les rois mages portaient l'or, la myrrhe et l'encens, les bergers des fruits, du miel et des colombes. Madelon pensa qu'elle n'avait rien, pas même une simple fleur, pour ce nouveau-né d'exception. Un ange voyant ses larmes frôla la neige, révélant ainsi une très belle fleur blanche ombrée de rose : la rose de Noël.

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Autres noms vernaculaires : herbe à sétons, herbe aux fous, pied de griffon, pied de lion, patte d’ours, rose de serpent, mors de cheval, pain de couleuvre, ellébore, rose de noël, rose  de Carême

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Belle journée à vous

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22.09.2009

Quand je serai peintre

Une amie, une femme, un peintre qui se bat
Pour elle ces quelques mots

Moi qui ne suis pas peintre, une envolée d'espoir sur son combat

Sa galerie
http://arthoche.skynetblogs.be

 




Quand je serai peintre, dès l'aube du printemps
j'effeuillerai pastel chaque lavis bleu du ciel
accrochant l'arrondi d'une primevère
et les traits légers des bleuets.
Un pinceau plume emprisonnera
sur le temps, la blancheur d'un oeillet.

Quand je serai peintre, au coeur de l 'été éclatant
les  jaunes et les rouges m'éclabouseront
et les toiles seront en nuances d'orange.
Je jetterai des ombres sur le velours d'une rose
et du rouge vermillon sur l'esquisse de coquelicots
Sur les chemins de ma Flandre
j'attraperai les verts tendres
et sur les routes du monde,
je m'offrirai les lumières chaudes.

Quand je serai peintre, au détour de l'automne
les mauves s'étaleront en couches au couteau
les bruns, les cuivrés,  s'harmoniseront , dociles.
J'écrirai des visages et des nus
des Christs crucifés et Brel tourmenté.
J'étalerai l'onde et ses reflets sous les brumes
J'arracherai de la terre les ocres de l'été Indien

Quand je serai peintre, sous la pénombre de l'hiver
la toile sera blanche griffée de sapins verts
Les masques et les clowns agiteront
couleurs chatoyantes et gaieté lumineuse.
Et sous la grisaille de saison,
paysages lointains de vacances
feront danser les pinceaux.

Quand je serai peintre, mes toiles respireront ma vie,
mon ressenti et mes couleurs.
Quand je serai peintre, mes toiles vous parleront
et vous diront ma joie .

11:46 Publié dans CONTES, TEXTES, LEGENDES, Quand je serai peintre | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | | |  Imprimer | |

02.04.2009

2 avril, Légende de la Tulipe, oranges et rouges, Richard,

tulipe orange DSC_0721
 
 
Au jardin, les images défilent comme si il voulait retrouver le temps perdu.
Les premières tulipes s'ouvrent
 

Une des légendes de la tulipe

Une légende datant du 17ème siècle raconte que, Tulipe, fille de Protée (dieu de la mer) ne vit qu’à sa fantaisie et fuit à l’approche de son amant Vertumne, dieu des changements de saison. Pour surprendre la belle tulipe, il prend toutes les formes possibles : rayon de soleil, brume, nuage, feuillage argenté, tendre rosée, feuille morte... Rien n’y fait. Il prend alors son habit de chasseur pour traquer Tulipe. Prise dans une haie épineuse, elle implore Diane, déesse de la chasse, de la sauver. Diane la transforme en une fine fleur élégante, distinguée mais ne voyant le jour qu’au printemps. Ainsi Vertumne tend-il ses bras vers sa bien aimée chaque année à l’automne en ouvrant la terre et au printemps en accueillant pour quelques jours cet amour lumineux mais insaisissable.

Cette légende explique pourquoi dans le langage des fleurs, la tulipe est associée à l’amour impossible ou malheureux.

tulipe DSC_0739
 
Ce vendredi , le jardin fête les
Richard
Agapé
Nicétas
tulipe DSC_0738
Dicton,
Comme il fait le trois, il fait le mois.

 

Tulipe DSC_0752

 

Belle soirée à vous ! 

26.03.2009

24 mars, Nettoyage de printemps, Jean-Paul Sartre

Il fait trop moche et trop froid....

Quelle aubaine pour démarrer le nettoyage de Pâques.

Aucune envie de jardiner, ni de me prélasser au soleil, le soleil est en grève.

crocus blanc ligné mauveDSC_0600

Quand j'étais petite, j'adorai ces remue ménages chez ma grand-mère, les armoires vidées, triées, rafraîchies de papiers à fleurs.

Le Service de Table, celui que l'on sort 3 fois l'an, les verres de la grand-tante, les histoires, surtout, liées à ces objets.

Plus que 5 assiettes plates, parce qu'un jour........

Jamais pu retrouver la même, du coup un service dépareillé, mais que l'on garde, simplement parce que 5 assiettes plates suffisent.

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L'armoire à linge, où s'empilent bien ordonnés les draps, les taies, bien amidonnés, bien repassés et qui sent le savon et la lavande.

Cette armoire là était convoitée, sous les piles, entre les piles même, les enveloppes , pour le charbon, pour le loyer, les assurances ou autres qui avaient été oubliées.

Un petit pourcentage alors était distribué aux petits-enfants sur ce trésor retrouvé.

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Le tiroir à photos, pas encore triées, l'album des enfants, les mèches qui y traînaient, assis à même le sol l'après-midi passait avant de pouvoir le refermer.

Je ris, parce qu'au fil du temps, j'ai moi-même gardé des tas d'objets qui s'empilent, et qui se couvrent de la poussière de la mémoire.

Conservatrice, Nanny !

On ne sait jamais, cela peut encore servir , et cela sert parfois détourné de l'usage premier.

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Aujourd'hui, ce sont les petites qui fouillent, entrouvent les fenêtres sur mon passé et repartent les bras encombrés d'objets juste pour les faire revivre dans leurs présents.

D'autre vont enfin être jetés, parce que gardés sur des bonheurs perdus dont jusqu'alors il était difficile de se séparer. D'une année à l'autre ces reliquats là diminuent , pour un jour, enfin,  libérer le coeur des rancunes et des regrets.

Val, ma fille est là, dans ce travail gigantesque, où seule , je resterai des heures assise sur le plancher accrochée à mon histoire étalée.

Ses souvenirs ne sont pas le miens, ils sont encore si jeunes et très souvent plus gais, alors elle emporte quelques pièces qui la font encore rire, et qui m'ont causés tant de peine.

Nettoyage par le vide, plus de légèreté, enfin respirer, ne reste que 4 pièces à appurer.

Un réel bonheur ce nettoyage de printemps.

 J'adore cette histoire recommencée

 

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Ce vendredi 27 le jardin fête les

Matthieu
.
Dicton,
Taille tôt, taille tard, rien ne vaut la taille de mars.
.
Citation,
On ne met pas son passé dans sa poche ; il faut avoir une maison pour l'y ranger.
.
Jean-Paul Sartre
.
belle après-midi à vous !
Et voilà que je retrouve mes crocus blancs

 

24.03.2009

23 mars, Légende du laurier

Objet des railleries d'Apollon, Eros dieu de l'amour, lui décocha une flèche vengeresse qui rendit le dieu éperdument amoureux de la belle Daphné, nymphe chasseresse, fille du fleuve Pénée.

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Comme elle l'avait avec tous les précédents, Daphné repoussa le soupirant, pourtant d'essence divine.

A l'instar d'Artémis, déesse qu'elle vénérait, Daphné avait décidé de garder sa pureté.

Ce refus ne fit qu'embraser le désir d'Apollon.

Pour échapper à ses ardeurs, Daphné entama une fuite à travers taillis et halliers,en implorant son père, le fleuve Pénée.

Son père la métamorphosa en laurier

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Ce fut un arbre qu'Appolon étreignit, en hommage à la nymphe aimée, il adopta le laurier qui lui fut dès lors consacré

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15.03.2009

15 mars, légende de la Violette odorante, discrétion

Une très heureuse surprise ce midi au jardin, les premières violettes

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Une fleur que ma grand mère adorait, souvenirs.....

Une légende grecque rapporte que Zeus était amoureux d'une nymphe nommée Io. Pour écarter les soupçons de sa femme, Héra, il a transformé Io en génisse blanche. Comme Io se lamentait du goût et de la texture de l'herbe, Zeus a transformé ses larmes en de délicates violettes parfumées et les lui a offertes à manger. Une légende romaine, par ailleurs, raconte que de ravissantes jeunes filles de l'Antiquité ont été victimes de la colère de Vénus quand Cupidon lui a avoué les trouver plus jolies qu'elle. Jalouse, Vénus a battu les jeunes filles jusqu'à ce qu'elles deviennent bleues. Elles se sont alors transformées en violettes.

Rêver de violettes est une promesse d'avancement dans la vie. On dit que porter une couronne de violettes autour de la tête prévient les étourdissements. Les offrir en cadeau à une femme, peu importe la saison, lui portera bonheur, mais là où des violettes fleurissent en automne, des épidémies séviront pendant l'année.

Couleurs et messages

La violette est un symbole de fidélité. Les violettes bleues signifient "je serai toujours sincère" et représentent la constance; les violettes blanches expriment la modestie ou le désir de "croire au bonheur" et les violettes jaunes, une valeur modeste.

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Violettes au sucre,

 liqueur de violettes,

sirop de violettes , quel parfum !

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Ce lundi, le jardin fête les

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Dicton,
A mi-mars, le coucou est dans l'épinard
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 Pourquoi faut-il qu'à tous les yeux
" Le destin m'ait cachée au sein touffu de l'herbe,
" Et qu'il m'ait refusé, de ma gloire envieux,
" La majesté du lis superbe ?

" Ou que n'ai-je l'éclat vermeil
" Que donne le printemps à la rose naissante,
" Quand, dans un frais matin, les rayons du soleil
" Ouvrent sa robe éblouissante ?

" Peut-être pourrais-je en ces lieux
" Captiver les regards de la jeune bergère
" Qui traverse ces bois, et, d'un pied gracieux,
" Foule la mousse bocagère.

" Avant qu'on m'eût vu me flétrir,
" Je me serais offerte à ses beaux doigts d'albâtre ;
" Elle m'eût respirée, et j'eusse été mourir
" Près de ce sein que j'idolâtre.

" Vain espoir ! on ne te voit pas ;
" On te dédaigne, obscure et pâle violette !
" Ton parfum même est vil ; et ta fleur sans appas
" Mourra dans ton humble retraite. "

Ainsi, dans son amour constant,
Soupirait cette fleur, amante désolée ;
Quand la bergère accourt, vole, et passe en chantant ;
La fleur sous ses pas est foulée.

Son disque, à sa tige arraché,
Se brise et se flétrit sous le pied qui l'outrage ;
Il perd ses doux parfums, et languit desséché
Sur la pelouse du bocage.

Mais il ne fut pas sans attrait
Ce trépas apporté par la jeune bergère,
Et l'on dit que la fleur s'applaudit en secret
D'une mort si douce et si chère.


Auteur:Charles-Julien Lioult de CHÊNEDOLLÉ  

 

Belle après-midi à vous!

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