15.03.2009

15 mars, légende de la Violette odorante, discrétion

Une très heureuse surprise ce midi au jardin, les premières violettes

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Une fleur que ma grand mère adorait, souvenirs.....

Une légende grecque rapporte que Zeus était amoureux d'une nymphe nommée Io. Pour écarter les soupçons de sa femme, Héra, il a transformé Io en génisse blanche. Comme Io se lamentait du goût et de la texture de l'herbe, Zeus a transformé ses larmes en de délicates violettes parfumées et les lui a offertes à manger. Une légende romaine, par ailleurs, raconte que de ravissantes jeunes filles de l'Antiquité ont été victimes de la colère de Vénus quand Cupidon lui a avoué les trouver plus jolies qu'elle. Jalouse, Vénus a battu les jeunes filles jusqu'à ce qu'elles deviennent bleues. Elles se sont alors transformées en violettes.

Rêver de violettes est une promesse d'avancement dans la vie. On dit que porter une couronne de violettes autour de la tête prévient les étourdissements. Les offrir en cadeau à une femme, peu importe la saison, lui portera bonheur, mais là où des violettes fleurissent en automne, des épidémies séviront pendant l'année.

Couleurs et messages

La violette est un symbole de fidélité. Les violettes bleues signifient "je serai toujours sincère" et représentent la constance; les violettes blanches expriment la modestie ou le désir de "croire au bonheur" et les violettes jaunes, une valeur modeste.

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Violettes au sucre,

 liqueur de violettes,

sirop de violettes , quel parfum !

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Ce lundi, le jardin fête les

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Dicton,
A mi-mars, le coucou est dans l'épinard
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 Pourquoi faut-il qu'à tous les yeux
" Le destin m'ait cachée au sein touffu de l'herbe,
" Et qu'il m'ait refusé, de ma gloire envieux,
" La majesté du lis superbe ?

" Ou que n'ai-je l'éclat vermeil
" Que donne le printemps à la rose naissante,
" Quand, dans un frais matin, les rayons du soleil
" Ouvrent sa robe éblouissante ?

" Peut-être pourrais-je en ces lieux
" Captiver les regards de la jeune bergère
" Qui traverse ces bois, et, d'un pied gracieux,
" Foule la mousse bocagère.

" Avant qu'on m'eût vu me flétrir,
" Je me serais offerte à ses beaux doigts d'albâtre ;
" Elle m'eût respirée, et j'eusse été mourir
" Près de ce sein que j'idolâtre.

" Vain espoir ! on ne te voit pas ;
" On te dédaigne, obscure et pâle violette !
" Ton parfum même est vil ; et ta fleur sans appas
" Mourra dans ton humble retraite. "

Ainsi, dans son amour constant,
Soupirait cette fleur, amante désolée ;
Quand la bergère accourt, vole, et passe en chantant ;
La fleur sous ses pas est foulée.

Son disque, à sa tige arraché,
Se brise et se flétrit sous le pied qui l'outrage ;
Il perd ses doux parfums, et languit desséché
Sur la pelouse du bocage.

Mais il ne fut pas sans attrait
Ce trépas apporté par la jeune bergère,
Et l'on dit que la fleur s'applaudit en secret
D'une mort si douce et si chère.


Auteur:Charles-Julien Lioult de CHÊNEDOLLÉ  

 

Belle après-midi à vous!

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