12.02.2008

Visite du jardin par les mots

3ème partie 

Levez donc les yeux, mais faites attention de ne pas vous égratigniez à l’aubépine blanche qui pousse là, un hasard de semi amené par les moineaux, ou bien, était-ce une tourterelle.

Une aubépine qu’il faut tailler, de peur de blesser les petites dans leurs jeux de cache-cache. Un tronc nu élagué sur une hauteur de deux mètres, une rosace par-dessus, un arrondi un peu douteux . Des branches s’en échappent qu’il faut sans cesse dompter et recouper.

Un parfum suave au milieu du mois de mai , des fleurs à profusion qu’il faut récolter pour les tisanes d’hiver, mais de cela, je vous reparlerai.Et quand l’automne vient, perles rouges agrippées au sommet pour les oiseaux voraces. Arbre de Dieu, dit-on dans ma région , qu’il ne faut mettre à terre et qui protège.

Si le ciel est bleu, vous soulignerez d’un trait l’horizon et dessinerez le toit de vieilles tuiles brunes de la maison . Elle est si basse, cette honorable en pierres de sable , chaulée par d’Anciens innombrables et aujourd’hui peinte aux couleurs de Provence. Elle est si basse que vous n’en verrez le bassement de votre place.

Un toit usé qu’il faut remplacer, mais qui refuse les tuiles agressives, au couleurs tapageuses afin de garder à cette vieille dame de plus de 200 ans ses cheveux d’argent. Alors il faut jouer d’astuce pour récupérer des tuiles anciennes à retaper, à traiter.

Cette toiture est prise d’assaut par une clématite rose dont le pied est au nord, grimpe sur la façade avant et rejoins la face arrière très joliment.

A une époque une glycine à l’arrière partait à sa rencontre et rejoignait en un mouvement ses cousines à l’avant. Il a fallu la tailler, les branches trop puissantes mettaient en péril les tuiles.

Une pelouse , on l’appelle la prairie, court de vos pieds jusqu’à la maison. Votre regard passera sous le saule pleureur, celui qui abrite la famille Mansart aux heures des amours. Il longera à gauche le triangle des trois sapins où se noient les rhododendrons, azalées, bouquets tout faits et ancolies sauvages .

 Il glissera à droite sur la haie d’arbres fleuris, seringats, arbres à papillons, forsythia, qui laisse passer les menottes des petites voisines pour caresser le chien. Si vous êtes en jour de chance, des yeux pétillants vous accrocheront pour vous mener à l’étang, gardé par le fronde de trois cerisiers pleureurs, qui innondent en rose pâle les eaux de la mare. Traverseront le petit parterre de rosiers, que garde jalousement un Hibiscus mauve, et vous laisseront enfin sur une terrasse, qui jouxte à la maison.

Mais le petit sentier se rappelle à vous et vous tire vers la gauche, il n’est pas encore le temps de vous désaltérer…………..

 

La suite , mardi prochain

photos au 02 11 2007 073

Toute belle journée à vous !

07:30 Publié dans CONTES, TEXTES, LEGENDES | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook | | |  Imprimer | |